La Jean Racine 2015

image_pdfimage_print

Tout seul dans la voiture dés le matin, déjà j’aime pas. Je pensais avoir rendez-vous vers 7h00 7h15 avec des gens pour faire un grand parcours de la JR mais il s’avère que le rendez-vous était le genre de RdV où on arrive pas en retard. J’ai donc vu mes petits camarades passer devant moi quand je fermais mon coffre et j’ai eu beau crier : Lolo, Thibault ! Rien.

Et pas un maillot ACI pour rattraper le coup, me voilà parti pour rouler seul en me demandant pourquoi je suis dans un club de connards (tout le monde connait mon emportement quand tout va mal un dimanche matin).
Au bout de 15 km, je me décide à mettre une chambre à air à cette merde de roue avant qui est à plat, je commence à me dire que je vais bâcher et puis c’est tout. Quand soudain, surgissent de nulle part Tof et Pompel Up, mes sauveurs ! On a roulé tout le parcours du 60 km ensemble, c’est ça qu’est bien !! Un peu de conversation, ambiance détendue et hop, tu sens même pas les kilomètres. Bon en guise de conversations, Tof répond pas dans les bosses et il y en a beaucoup sur ce parcours et Pompel Up a mal dos et cela lui donne plus envie de grimacer que de dialoguer, faut comprendre. Mais moi, je suis quand même content de pouvoir parler à quelqu’un, d’avoir de la compagnie quoi.
A la fin du parcours 60 km, nous récupérons Stéphane avec des crampes. Cela ne m’empêche pas de le traiter d’enculé (mais gentiment tout de même), rapport au sale coup du matin, faut savoir dire les choses mince ! Ensuite, je pars en chasse derrière Pierre pour finir avec lui le 80 km. J’y arrive sans problème : pas parce que je suis balaise mais parce qu’il s’est planté de parcours, ça aide. Lui aussi est dans un sale état, en même temps, faire l’élastique derrière Lolo, Thibault et Cyrille toute la matinée, ça use…et nous décidons effectivement tous les 2 de boucler le 80 km avec les moyens du bord.
Arrivé au terme de notre aventure, nous nous posons pour boire un coup et manger le sacro-saint sandwich. Aucun de nous ne trouve la force de mener la conversation, trop de fatigue. Aussi complices que silencieux Pierre et moi sur ce coup-là, pas besoin de dire quoi que ce soit, on est morts tous les deux, c’est tout.
Juan